[Crypto News #3]

Les États-Unis se positionnent en futur leaders des actifs numériques tandis que l’Europe s’en détache, Elon Musk rachète une partie de Twitter, la métavers fait fantasmer Macron et HSBC, la Fed met (presque) fin au suspens des taux d’intérêts directeurs, l’euro continue sa dégringolade et l’indice des prix à la consommation explose.

L’actualité de ce mois de mars a été bien plus plus fournie que le parcours du PSG en Ligue des Champions. 

On la décrypte avec vous.

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Les postes à pourvoir :

  • Bras droit du CEO (stage ou alternance) – à partir de mai ;
  • Assistant commercial (stage ou alternance) – à partir de mai ;
  • Growth manager (CDI) – à partir de juillet ;
  • CRM & Community manager (stage ou alternance) – à partir de mai.

Rassurez-vous, nul besoin d’être un expert de la DeFi pour postuler… vous serez formés dès votre arrivée !

Législation des crypto-actifs : l’Europe et les États-Unis en opposés

Comme le disait Clint Eastwood dans ses jeunes années, le monde se divise en deux catégories : ceux qui accompagnent l’innovation au risque d’échouer, et ceux qui la brident au risque de la voir s’échapper. Enfin, quelque chose comme ça.

On ne sait pas si Joe Biden a vu “Le Bon, la Brute et le Truand”, mais il semble en tout cas avoir fait son choix.

Dans un décret historique, intitulé « Assurer un développement responsable des actifs numériques », signé par ses soins le 9 mars, il explique : « L’essor des actifs numériques crée une opportunité de renforcer le leadership américain dans le système financier mondial et à la frontière technologique, mais a également des implications substantielles pour la protection des consommateurs, la stabilité financière, la sécurité nationale et le risque climatique ».

En résumé, les États-Unis jouent la carte de la prudence et prônent la création d’un cadre réglementaire adapté, permettant l’essor des sociétés du secteur sans négliger le respect du consommateur (et de l’environnement). Cette annonce, tout comme celle du gouvernement de se positionner très rapidement sur une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pour faire face à la Chine, a été particulièrement bien reçue par l’écosystème. Sans surprise, les entrepreneurs du secteur devraient donc continuer à affluer par wagons dans le pays de l’Oncle Sam.

Tout le contraire de notre bonne vieille Europe, qui, après avoir eu la bonté de laisser à l’Asie et aux États-Unis le quasi-monopole de l’industrie du Web, s’apprête à présent à leur céder celui des actifs numériques. Si vous n’étiez pas encore au courant, voici donc une bonne et une mauvaise nouvelle :

  • La bonne : nos députés ont présenté au Parlement une loi interdisant purement et simplement les crypto-actifs basés sur le processus de validation dit “Proof-of-Work”, jugé trop polluant (si vous connaissez personnellement des députés européens, n’hésitez pas à leur partager notre article réfutant cette théorie, cela pourrait aider). Pour faire simple : adieu Bitcoin, Ethereum, et près de 60% de la capitalisation totale du marché. Fort heureusement, cette proposition a été repoussée à 32 votes contre 24 ;
  • La mauvaise : le Parlement a adopté, pour de bon cette fois-ci, une proposition d’amendement visant à limiter fortement les transferts de crypto-actifs vers les portefeuilles auto-hébergés (comprenez par là : que vous et vous seul possédez). D’accord pour la crypto donc, mais pas pour la décentralisation. Pour vous donner une idée, c’est un peu comme si vous demandiez à Rafael Nadal de venir taper un tennis avec vous, mais que vous lui donniez une raquette de badminton. Ça marche quand même, mais ça perd tout son sens.

Dieu soit loué, nos procédures sont lourdes et il reste encore plusieurs étapes pour que ces amendements, s’ils sont votés, soient réellement intégrés et appliqués dans les faits. Mais une question subsiste : l’Europe et plus particulièrement la France sont-ils de nouveau en train de laisser passer leur chance de se positionner comme une région économique innovante ? 

Inflation, taux directeurs et chute libre de l’euro

Elle est là, encore et toujours, comme Nathalie Arthaud au premier tour des élections présidentielles ou votre belle-mère aux repas de famille : l’inflation. Aux États-Unis, celle-ci a atteint en mars le chiffre de 7,9% sur l’année, son plus haut niveau depuis 1982. 

Pour y faire face, la Fed a (enfin) décidé de réagir en remontant ses taux d’intérêt directeurs de 0,25%, une première depuis décembre 2018. Les marchés financiers, qui avaient déjà largement anticipé la nouvelle en corrigeant fortement en début d’année, ont plutôt bien encaissé la nouvelle. Pour empêcher l’inflation de s’enraciner sans entraver la croissance économique, la banque centrale américaine devrait progressivement relever ses taux dans les mois à venir et ainsi limiter la liquidité affluant sur les marchés. Les experts misent sur 7 séances de hausse lissées sur l’année, et un taux “final” aux alentours de 1,75%.

Dans le pays des 400 fromages (la France, oui), l’inflation a été flashée à 4,5% et menace d’exploser un peu plus encore dans la lignée du conflit russo-ukrainien. La situation s’avère encore plus inquiétante pour nos voisins européens (7,3% en Allemagne, 8,31% en Belgique, 9,8% en Espagne), alors que l’euro poursuit sa dégringolade et atteint des plus bas face à la majorité des autres devises majeures :

➤ EUR/CHF : plus bas depuis janvier 2015 ;
➤ EUR/GBP : plus bas depuis juin 2016 ;
➤ EUR/CAD : plus bas depuis février 2017 ;
➤ EUR/AUD : plus bas depuis juillet 2017 ;
➤ EUR/NZD : plus bas depuis août 2017 ;
➤ EUR/USD : plus bas depuis mai 2020 ;
➤ EUR/JPY : plus bas depuis décembre 2020.

Les informations à retenir pour briller en société


  • Vitalik Buterin, le cofondateur de la blockchain Ethereum, a fait la couverture du magazine Time du 18 mars. Dans ce numéro, il exprime ses inquiétudes sur les problèmes actuels du réseau qu’il a créé, et dénonce les tendances spéculatives de l’écosystème ;
  • Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, a acquis 9,2% de la valeur de Twitter. Le titre du réseau social américain a augmenté de 25% dans la foulée ;
  • Dubaï a adopté une loi pour réglementer le secteur des crypto-monnaies. Après les influenceurs bodybuildés et les footballeurs en fin de contrat, la première ville des Émirats Arabes Unis se met en tête d’attirer les entrepreneurs ambitieux de la crypto-sphère ;
  • Le président ukrainien a lui aussi signé un projet de loi légalisant les cryptomonnaies dans le pays ;
  • Le géant bancaire HSBC a annoncé faire son entrée dans le métavers The Sandbox en achetant son propre terrain virtuel ;
  • Emmanuel Macron a déclaré vouloir se battre pour “bâtir un métavers européen”. Comment, par qui et pourquoi ? Le suspens reste entier ;
  • 2759 guichets automatiques crypto ont été installés dans le monde au cours du premier trimestre 2022 ;
  • La ville de Rio de Janeiro prévoit d’accepter le paiement des impôts en crypto d’ici l’année prochaine ;
  • Un documentaire relatant la mort mystérieuse du PDG de la plateforme crypto Quadriga, qui a perdu près de 250 millions de dollars de crypto, est sorti sur Netflix. Cherchez « Crypto-parano : Enquête aux frontières du virtuel » pour compléter à merveille votre plan sushis-télé du soir.

La phrase du mois

“S’ils veulent utiliser Bitcoin, alors ce sera Bitcoin. »

La phrase est de Pavel Zavalny, président de la Commission de l’énergie de la Douma d’État en Russie. Elle survient après que la Russie ait annoncé qu’elle n’accepterait plus de dollars ni d’euros pour les livraisons de gaz. 

Pour les pays « hostiles » – ceux qui infligent des sanctions économiques -, la Russie n’acceptera plus que des « monnaies solides », c’est-à-dire l’or, ou bien des roubles russes. Pour les pays « amis » (Chine, Turquie, sont les États cités), la Russie se montrerait plus conciliante, puisque ceux-ci pourraient payer dans leur monnaie nationale… ou en Bitcoin !

La statistique du mois

19 millions.

Le nombre de bitcoins minés depuis la mise en service du réseau, en janvier 2009.  Il faudra attendre près de 120 ans pour que les 21 millions de bitcoins soient minés, et le processus d’émission monétaire parfaitement accompli.

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