Idée reçue n°3 : la crypto – de la spéculation, et puis c’est tout !

Dans notre série “Les idées reçues crypto”, nous essayons d’apporter des réponses claires et objectives aux critiques récurrentes portées à l’encontre des cryptoactifs. L’occasion de prendre de la hauteur sur le débat, de bien comprendre ses tenants et aboutissants et de déconstruire certaines idées reçues.

Nous sommes le 8 mai 2021. Joris inspire un grand coup, hésite une dernière fois, puis clique sur l’onglet “acheter” qui s’affiche sur son écran. Ça y est, il vient d’investir l’intégralité de ses économies sur le Dogecoin, une cryptomonnaie représentée par un chien et en hausse de 140 000% sur les 7 dernières années. Le milliardaire Elon Musk veut faire du “DOGE” le nouveau bitcoin, les influenceurs YouTube, Twitter et Instagram ne cessent d’en parler et Kévin, son voisin, vient même de gagner 1800€ en une semaine !

Ce que Joris ne sait pas, c’est que le Dogecoin est à l’origine une blague créée dans l’optique de ridiculiser les innombrables projets “concurrents” du Bitcoin, qu’il n’a, à ce titre, aucune utilité avérée, et que son cours s’apprête à dégringoler de 90% dans les mois qui viennent.

Comme beaucoup, Joris a spéculé, et il a perdu.
Comme beaucoup, Joris croit que l’intérêt des cryptos se résume au fait d’acheter un actif à un prix bas, pour le revendre ensuite à un prix haut.
Comme beaucoup, Joris se trompe.
Et cet article est là pour le prouver.

Spéculation : le gros mot tendance

C’est sans aucun doute l’une des critiques les plus récurrentes formulées à l’encontre de Bitcoin et compagnie : il s’agit d’actifs spéculatifs. Et oui, figurez-vous que certains individus diaboliques achètent des cryptos pour les revendre ensuite, dans le but de réaliser une plus value, et donc, de gagner de l’argent. Quelle nouveauté !

Techniquement, le mot spéculation pourrait se résumer à l’action de “parier” sur un événement à l’issue par nature imprévisible, dans le but d’en tirer un profit. Au risque de vous décevoir, vous, qui me lisez actuellement, êtes un affreux spéculateur. Moi aussi. Votre boulanger, votre grand-mère et votre prof de zumba également. Dès le réveil, vous spéculez sur le fait qu’il fera beau aujourd’hui et donc que vous pouvez sortir en t-shirt, que vous arriverez quand même à l’heure au travail si jamais vous mangez cette autre tartine et que, dans tous les cas, vous aurez évidemment la motivation d’aller au sport avant de rentrer chez vous. Vous analysez la situation, essayez de vous placer par rapport à elle et faites un choix. Celui-ci s’avère parfois payant, et parfois pas.

Certains adoptent le même raisonnement avec des cryptos, donc, comme d’autres le font avec du pétrole, du blé, des dollars, des immeubles, des chaussures, des cartes pokémon ou encore des œuvres d’art. Vous pouvez trouver un caillou par terre et estimer qu’il vaut 50€, ou bien décréter que votre travail mérite une rémunération de 100€ par heure, alors même que d’autres fournissent exactement les mêmes prestations pour moitié moins. Vous pouvez aussi, comme 2,8 millions d’autres Français, parier sur le fait qu’un cheval coure plus vite qu’un autre pour trouver la fortune.

Au risque de froisser les collectivistes, tout, ABSOLUMENT TOUT, dans une économie de marché, est spéculatif. 

Ce modèle économique n’est d’ailleurs probablement pas parfait, mais ce n’est pas le débat. Comment, alors que sont échangés chaque jour près de 6,6 trillions (oui, avec douze 0) de dollars sur le marché des devises, que des peintures déchirées se cèdent pour 24,5 millions de dollars et que des timbres, des pièces ou autres collectionnables s’échangent pour des montants à 7 chiffres, peut-on encore s’offusquer de cette réalité ?

Le timbre «British Guiana One-Cent Magenta», vendu aux enchères pour 9,4M$ en 2014. Vous avez dit spéculation ?

S’insurger contre la “spéculation” toute seule reviendrait à s’insurger contre le monde tel qu’il est aujourd’hui, et pour ces mêmes raisons, je doute fort qu’il s’agisse de la motivation première des plus critiques.

Pour valoriser, il faut comprendre !

Probablement que ce n’est pas parce que les cryptos sont spéculatives qu’elles sont critiquées, mais plutôt parce que ceux qui formulent cet argument n’en ont pas saisi l’utilité. Aux yeux de chacun, quelque chose dont on ne comprend pas l’intérêt ne peut qu’être encombrant, polluant ou dangereux. C’est la racine du problème !

Bitcoin est la toute première application concrète d’un système de paiement mondialisé combiné à une unité de compte, Ethereum propose des milliers d’applications (dApps) permettant à tout individu de bénéficier de services financiers avec une simple connexion internet et un projet comme VeChain permet d’authentifier et sécuriser le processus de fabrication de certains produits de luxe comme de première nécessité.

Si une grande majorité des cryptoactifs existants sert à optimiser et sécuriser l’activité des utilisateurs sur la blockchain et ne présente donc pas d’intérêt direct pour le grand public (mais possède une utilité cruciale pour l’écosystème !), d’autres initiatives, en revanche, apportent à des artistes une indépendance financière qu’ils n’auraient jamais pu avoir dans l’économie traditionnelle, créent des systèmes ultra-performants de stockage et de transmission de données ou encore redonnent un pouvoir de décision réel à chaque utilisateur d’un réseau, par le biais de DAO (la définition est à retrouver dans notre lexique !).

Selon votre lieu et vos conditions de vie, ces services vous paraîtront peut-être accessoires, ou au contraire, complètement indispensables.

Si l’on se trouve dans un pays de l’OCDE, que l’on a accès à un compte bancaire et à une monnaie stable, que les virements fonctionnent correctement et que l’administration n‘est pas soumise à une corruption endémique, alors effectivement, utiliser Bitcoin ne constitue pas une absolue priorité. Quoique…

Certains Canadiens qui ont vu leur compte bancaire être arbitrairement bloqué à cause de leurs opinions politiques auraient peut-être bien fait de s’y intéresser, et dans un contexte où l’inflation galope à près de 8% dans le pays le plus puissant de la planète (à ce rythme, dans 10 ans, chaque Américain aura perdu… 50% de son pouvoir d’achat), qui sait, un actif long-terme et déflationniste comme bitcoin pourrait rendre service. 

Le pouvoir d’achat d’un billet de 1$ aux États-Unis au fil des années.

Sauf que voilà, 85% de la population mondiale vit hors de l’OCDE, et se révèle très loin de connaître le grand luxe économique, financier et monétaire que nous prenons pour acquis. 

Au Niger, où à peine 15% de la population locale a accès à un compte bancaire, devinez-quoi ? La crypto est un luxe.

Elle l’est aussi en Turquie, pourtant membre de l’OCDE, où la monnaie nationale, bien plus volatile encore que Bitcoin, vient de dévisser de plus de 50% en un an. Mais également en Argentine, au Liban, au Nigéria, au Brésil, en Iran et au Zimbabwe, qui ont tous vu leur monnaie se déprécier de 20% au moins en 2020 face au dollar. Je pourrais aussi vous parler du Vénézuela, qui efface régulièrement des zéros de ses billets pour lutter contre l’inflation à 6 chiffres (!) qui secoue quotidiennement son peuple, mais vous avez compris l’idée.

Hors des sentiers battus de nos pays riches, on comprend finalement assez vite que la stabilité est bien plus un luxe, ou a minima un confort, qu’une norme. Et que dans ce cadre, Bitcoin prend tout son intérêt. 

Bitcoin, ou “l’argent de la liberté”

L’expression ne vient pas de moi, pas plus d’un trader un peu intéressé ayant misé la moitié de sa fortune sur la reine des cryptomonnaies, mais plutôt du rapport dédié de la Human Rights Foundation. Celle-ci rappelle, d’ailleurs, que plus de 50% de la population mondiale vivait encore sous un régime autoritaire en 2021, et, qu’en ce sens, Bitcoin pouvait être qualifié d’”échappatoire à la tyrannie”.

Si cette affirmation peut encore faire rire en France, elle décrit pourtant le quotidien de femmes afghanes cherchant à fuir le régime Taliban ou, à défaut, à se construire une indépendance financière sur place, la réalité d’une association comme l’UNICEF qui cherche à s’assurer de la bonne utilisation de ses financements, ou encore le refuge de lanceurs d’alerte rendus indésirables par les autorités de leur propre pays.

Dans une actualité encore plus brûlante, évoquons aussi les citoyens russes qui se jettent sur les cryptoactifs depuis les importantes sanctions financières mises en place contre leur pays, tout comme leurs voisins ukrainiens, qui troquent sans hésitation leurs avoirs locaux contre des bitcoins, pour s’assurer une liquidité et un contrôle que ne peuvent plus assumer les banques sur place. Si cette situation démontre bien que la technologie blockchain n’a pas de camp ni d’idéologie, elle prouve surtout que son utilisation répond à des besoins précis et vitaux, auxquels ne peut aucunement répondre un système financier défaillant ou compromis.

Si ces derniers ne vous apparaissent pas essentiels aujourd’hui, alors tant mieux, car vous vivez probablement dans un contexte économique et social relativement sain. Mais cela ne veut certainement pas dire que tout le monde est dans votre cas, d’une part, ni que ce contexte ne risque pas d’évoluer, ensuite.

De spéculateur a utilisateur, il n’y a qu’un pas.

Des questions vous viennent à l’esprit ?
N’hésitez pas à consulter notre FAQ, notre lexique, nos autres articles ou à nous contacter directement.
Nous sommes là pour vous !

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